Cycliste au 289e Régiment de Sens, agent de liaison, a été tué d’une balle en plein cœur. 
Il est né le 22 avril 1887, à Saumur. Ses parents le dirigent vers une carrière commerciale, mais sa vocation l’entraîne vers le théâtre.

En 1907, après son retour de régiment, il est reçu au Conservatoire. C’est sous son nom d’artiste : Raymond Reynal, qu’il joue quelques rôles aux théâtres de la Renaissance et du Gymnase, à Paris.
En 1912, à la fin de ses études du Conservatoire, il reçoit brillamment le 1er prix de comédie. 
Il est ensuite engagé et devient pensionnaire à 25 ans, de la Comédie française. 
Un avenir brillant et une longue carrière lui est promise…
Il jouera en tout, au cours de cette courte carrière : 44 rôles. 
Sa dernière interprétation avec la troupe de la Comédie française, sera à Orléans, le 26 juillet 1914, une semaine après, la guerre était déclarée…

Le 6 septembre 1915, jour anniversaire de sa mort, est inaugurée à la Comédie française, une statue, le représentant dans son uniforme de cycliste, œuvre de sa cousine, Marcelle Lévy. Cette sculpture, située à l’entrée du foyer, est toujours visible de nos jours.
Enterré sur le champ de bataille de Barcy, (une carte postale de la tombe a été éditée, indiquant par erreur, la plaine de Villeroy) la tombe sera transférée et demeure toujours dans le cimetière communal de Barcy.
Raymond Reynal symbolise, comme tant d’autres, artistes, poètes, écrivains, peintres, élèves des Écoles et Facultés, une jeunesse à l’image de toute la France, fauchée à l’orée de grands horizons…