C’est depuis sa colline, surplombant la vallée de la Marne, qu’elle va témoigner de la première bataille de la Marne, à travers ses lettres envoyées à des amis américains.

Mildred Aldrich – Collection Raymond Pezant

Mildred Aldrich est née en 1853 à Providence, dans le Rhode Island.

Elle grandit à Boston, où elle enseigne, avant de se tourner vers le journalisme.

En 1898, elle s’installe à Paris comme correspondante. Elle s’y lie d’amitié avec Gertrude Stein et Alice B. Toklas.

En mars 1914, elle s’établit au hameau de Huiry, sur la commune de Quincy-Voisins, près de Meaux, quelques mois seulement avant le déclenchement de la Grande Guerre.

Sa maison surplombe la vallée de la Marne, offrant une vue sur Mareuil-lès-Meaux, Meaux et les Monts de Goële.

C’est depuis cette colline qu’elle va témoigner de la première bataille de la Marne, à travers ses lettres envoyées à des amis américains.

Ces lettres formeront son premier livre, A Hilltop on the Marne, publié en 1915.

Fort de ce succès, elle publie ensuite trois autres recueils épistolaires retraçant la progression du conflit : On the Edge of the War Zone (1917)The Peak of the Load (1918) et When Johnny Comes Marching Home (1919), ainsi qu’une nouvelle, Told In A French Garden (1916).

Aucun de ces ouvrages n’a jamais été traduit en français.

Le 29 août 1922, elle reçoit la Légion d’honneur, pour son témoignage de guerre et son rôle dans l’entrée en guerre des États-Unis.

Elle entame alors une autobiographie, Confessions of a Breadwinner (1926), restée inédite.

Elle décède le 20 février 1928, à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, des suites d’une crise cardiaque.

Elle est inhumée au cimetière de Quincy-Voisins, dont la commune a rénové sa tombe en 2017.

Mildred Aldrich, Quincy-Voisins, 2019 – Collection Raymond Pezant