Blessé à deux reprises pendant la Grande Guerre, il deviendra l’une des grandes figures militaires françaises du XXe siècle et sera élevé à la dignité de maréchal de France.

Alphonse Juin est né le 16 décembre 1888 à Bône, en Algérie.

Il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, dont il sort en 1912, dans la même promotion que Charles de Gaulle. Il sera le seul officier à le tutoyer.

Il rejoint aussitôt le Maroc, avant d’être engagé dans la Grande Guerre.

Source : Collection Raymond Pezant

En septembre 1914, devant Chambry, il est blessé à la main.

En 1915, il est de nouveau blessé, grièvement cette fois, au bras droit, dont il perdra définitivement l’usage. Il devra, pour le reste de sa carrière, saluer de la main gauche.

En 1918, il est détaché auprès de l’armée américaine.

Durant l’entre-deux-guerres, il gravit méthodiquement les échelons de la hiérarchie militaire.

En mai 1940, il prend la tête de la 15ème Division d’infanterie motorisée et couvre la retraite de Dunkerque.

Fait prisonnier, il est libéré par le gouvernement de Vichy en 1941 et nommé commandant en chef des forces d’Afrique du Nord.

En 1942, il se rallie aux Alliés et contribue à la destruction de l’Afrikakorps.

En mai 1944, il s’illustre décisivement par sa percée sur le Garigliano, ouvrant la route de Rome.

Après la guerre, celui que l’on surnommera « Juin l’Africain » exerce les fonctions de résident général au Maroc, de 1947 à 1951.

Il commande ensuite le secteur Centre-Europe de l’OTAN, jusqu’en 1956.

En 1952, il est élevé à la dignité de maréchal de France et élu à l’Académie française.

En 1964, son livre La Brigade Marocaine à la Bataille de la Marne est édité. Ce livre couvre la période du 30 août au 17 septembre 1914.

Source : Collection Raymond Pezant

Alphonse Juin décède le 27 janvier 1967 à Paris.

Il repose dans la crypte des Gouverneurs, en l’église Saint-Louis des Invalides.