Une infirmière emportée par la fièvre typhoïde
Elle se dévoue jour et nuit auprès des blessés, avant d’être elle-même emportée par la fièvre typhoïde qui se répand sur le champ de bataille.
Jacqueline Henriette Ernestine de Rougé est née le 4 avril 1870 à Paris.
Le 4 février 1891, elle épouse, à Paris, Pierre Charles Henri Paultre de Lamotte. Le couple aura quatre enfants.
Elle est responsable du dispensaire de la rue Saint-Faron, à Meaux.
En août 1914, elle devient infirmière major de l’ambulance de gare.
Devant l’avance allemande, le 2 septembre, elle accompagne les blessés soignés à Meaux et évacués à Orléans.
Au retour, elle organise l’hôpital auxiliaire n°21 à l’institution Jeanne d’Arc, où elle implante le matériel de son dispensaire.
On y soigne notamment des blessés livrés à eux-mêmes dans les hôpitaux. Grâce au matériel de radiographie qu’elle a apporté, on découvre chez l’un d’eux un éclat d’obus.
En janvier 1915, alors que la fièvre typhoïde se répand sur le champ de bataille, elle soigne trois malades atteints par cette épidémie.
Elle se dévoue jour et nuit, jusqu’à l’épuisement.
Elle meurt à Meaux le 12 janvier 1915, à l’âge de 44 ans, atteinte à son tour de cette fièvre.
Déclarée Morte pour la France, la vicomtesse figure en tête de la liste des soldats sur le monument aux morts de sa commune de Belou-Boutigny. Les femmes sont rares sur ces monuments.