Penchard - Tombe du Capitaine Hugot-Derville

Le 5 septembre 1914, près de Penchard, la Brigade marocaine se lance à
l’assaut du bois du Télégraphe, hauteur boisée tenue par les Allemands.
Les combats sont violents, héroïques et extrêmement meurtriers ; le capitaine
Hugot-Derville, désarçonné, est tué le revolver à la main.
Il repose, selon son désir, là où il a arrêté l’ennemi...

Description

Au nord de Meaux, située entre les villages de Chauconin-Neufmontiers et de Penchard, se dresse une butte appelée « le bois du Télégraphe ».
Nous sommes dans l'après-midi du 5 septembre 1914, à la veille de « la bataille de la Marne » et de la contre-offensive générale des forces françaises et britanniques.
En gravissant les pentes de l’objectif, les deux régiments de tirailleurs marocains sont pris par le feu intense des mitrailleuses allemandes.
Les officiers et sous-officiers, chargeant en avant, sont fauchés par les balles ennemies.
Les tirailleurs marocains subissent d’énormes pertes !
L’assaut a échoué, c’est la retraite forcée.
Sur le terrain, un véritable massacre : chez les officiers : 9 tués et 18 blessés, et 1 150 hommes tués, blessés ou disparus !

La brigade marocaine, débarquée à Sète courant août 1914, avait été transférée dans la région d’Amiens, avant de retraiter sur Paris.
A la déclaration de guerre, elle s’appelait exactement la brigade des chasseurs Indigènes à pied.
Le taux de mortalité moyen dans l’armée française a été de 16,5 %, celui des troupes coloniales de 13,4 %.
Les plus meurtris ont été les soldats marocains : 26,6 %, taux comparable aux combattants bretons.
A la lisière de ce bois, se trouve une tombe isolée, c’est celle du capitaine Guy Hugot-Derville. Le capitaine de 33 ans, blessé à la cuisse d’une première balle, est tué d’une seconde alors qu’il continuait couché, à faire usage de son revolver.
Il repose, selon son désir, là où il a arrêté l'ennemi.

La famille Hugot-Derville fera ériger, sur la tombe, symbolisant un calvaire, une croix, en granit de Bretagne, pays de ses origines.
Au bas de la croix, une plaque est apposée à la mémoire de ses deux jeunes frères, tous deux lieutenants et morts pour la France.
- Georges (30 ans), lieutenant, tué le 25 août 1914, en Lorraine.
- René (29 ans), lieutenant, tué le 29 avril 1915, aux Éparges, près de Verdun.
Des quatre frères Hugot-Derville, le benjamin, Alfred, 25 ans, (3 citations) sera le seul rescapé de cette fratrie. À l'exemple de leur père, ancien colonel, lui aussi mobilisé, ils seront tous décorés de la Légion d'Honneur ; hélas pour Georges et René, à titre posthume.

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